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Quebec Is Taxing Its Own Greenhouse Growers Into the Ground.Le Québec taxe ses propres serriculteurs jusqu'à l'épuisement.

Dio LeFarmer28 avril 2026

Quebec Is Taxing Its Own Tomato Growers Into the Ground

Three fees. One province. And Ontario competitors who pay none of them.

Savoura is Quebec's largest greenhouse producer. Thirty-nine hectares of growing space across six sites. One hundred million tomatoes a year. Four hundred employees, most of them foreign workers from Mexico and Guatemala. More than $60 million in annual revenue.


And it is being slowly squeezed by three overlapping costs that its Ontario competitors do not pay.


This is not a complaint about the weather or the market. It is a specific, documented structural disadvantage built into Quebec policy — one that is making it harder every year for local greenhouse growers to compete on their own turf.


The carbon tax: $2 million a year, paid by Quebec alone.

Quebec's carbon market — the SPEDE — applies to large industrial emitters, including greenhouse operations that heat their facilities with natural gas. For Savoura, that bill runs to $2 million per year.


Ontario greenhouse growers pay no equivalent charge. Their province opted out of Quebec's carbon market and the federal carbon levy was eliminated in April 2025. So when Ontario producers — who operate in a climate that is significantly warmer than Quebec's, reducing their heating costs from the start — ship product into Quebec during periods of surplus, they arrive with a structural cost advantage built in before a single tomato is priced.


Savoura CEO Luc Prévost put it plainly in a March 2026 interview with La Presse: Ontario's greenhouse sector is seven times the size of Quebec's, concentrated in the warmer south of the province. When Ontario growers have surplus production, they come and dump it in Quebec.


That dumping lands against a competitor that just paid $2 million in carbon taxes. The Quebec grower loses on price before the race begins.


The Énergir renewable gas fee: a cost no one chose.

Energy costs — electricity and natural gas combined — represent more than 40% of total costs for greenhouse producers. That number alone explains why margins are thin and why a bad winter can break a business.


On top of existing energy costs, Énergir, Quebec's natural gas distributor, is required by provincial regulation to inject a growing percentage of renewable natural gas into its network. The target is 5% for 2025-2026, rising to 10% by 2030-2031.


The problem: renewable natural gas costs 94.9 cents per cubic metre. Fossil natural gas costs 18 cents. When Énergir cannot sell its full quota of renewable gas to voluntary customers, it spreads the cost of unsold volumes across all remaining customers — a charge called the socialization fee.


This fee added $7.8 million to Énergir customer bills in 2024. In 2025, it added $48.1 million. The trajectory is upward.


Savoura did not choose to buy renewable natural gas. It is being charged for gas it never ordered, because other customers declined to buy their share. For a greenhouse operation running on natural gas around the clock through a Quebec winter, this is not an abstract policy cost. It lands directly on the energy bill.


The competitor who pays neither.

Ontario greenhouse growers heating their facilities with natural gas pay no Quebec carbon charge, no Énergir socialization fee, and operate in a climate that requires less heating per growing season. They then sell into the Quebec market.


This is not a theoretical competitive disadvantage. In January 2026, Demers — a Quebec greenhouse producer with 27 hectares of capacity in Lévis and Drummondville — filed for bankruptcy protection. The company had invested $70 million in 2021 to double its Lévis site capacity. Energy costs were a central factor in its collapse.


Savoura is watching the Demers situation closely. Its CEO has acknowledged that an association with the Demers group could represent an opportunity — but the more important signal is what Demers' bankruptcy represents for the sector as a whole. Quebec built greenhouse capacity during the pandemic years when food sovereignty became a political priority. The province then layered costs onto those same greenhouses that their competitors do not carry.


What this actually costs Quebec.

The carbon tax and the Énergir socialization fee are not random. They are instruments of environmental policy, and there is a legitimate argument for each of them in isolation.


But environmental policy applied unilaterally to Quebec producers while Ontario competitors enter the same market without equivalent costs is not environmental policy. It is a subsidy to out-of-province production, paid for by Quebec greenhouse growers and ultimately by Quebec consumers who lose local supply.


Savoura produces the equivalent of 100 million individual tomatoes per year from Quebec soil. Its competitors produce seven times that volume in Ontario, with lower heating costs, no carbon charge, and no renewable gas socialization fee — and then ship surplus into Quebec at prices Quebec growers cannot match.


The math is not sustainable. And Quebec's food sovereignty agenda cannot survive math that works against itself.


— Dio LeFarmer, farmer in Boisbriand, QC

Le Québec taxe ses propres serriculteurs jusqu'à l'épuisement.

Trois frais. Une province. Et des concurrents ontariens qui n'en paient aucun.

Savoura est le plus grand producteur serricole du Québec. Trente-neuf hectares de production répartis sur six sites. Cent millions de tomates par année. Quatre cents employés, dont la majorité sont des travailleurs étrangers originaires du Mexique et du Guatemala. Plus de 60 millions de dollars en revenus annuels.


Et l'entreprise est lentement étranglée par trois coûts qui se chevauchent — des coûts que ses concurrents ontariens ne paient pas.


Ce n'est pas une plainte sur la météo ou le marché. C'est un désavantage structurel spécifique, documenté, inscrit dans la politique québécoise — un désavantage qui rend chaque année plus difficile pour les serriculteurs locaux de concurrencer sur leur propre terrain.


La taxe carbone : 2 millions par année, payés par le Québec seulement.

Le marché du carbone québécois — le SPEDE — s'applique aux grands émetteurs industriels, incluant les serres qui chauffent leurs installations au gaz naturel. Pour Savoura, cette facture s'élève à 2 millions de dollars par année.


Les producteurs serricoles de l'Ontario ne paient aucune charge équivalente. Leur province a choisi de ne pas participer au marché du carbone québécois, et la redevance fédérale sur les combustibles a été abolie en avril 2025. Ainsi, lorsque les producteurs ontariens — qui opèrent dans un climat considérablement plus chaud que celui du Québec, réduisant d'emblée leurs coûts de chauffage — expédient leurs produits au Québec en période de surplus, ils arrivent avec un avantage structurel intégré avant même que le premier prix soit fixé.


Le PDG de Savoura, Luc Prévost, l'a dit clairement dans une entrevue accordée à La Presse en mars 2026 : la production serricole en Ontario représente sept fois celle du Québec, concentrée dans le sud de la province où le climat est beaucoup plus chaud. Quand les producteurs ontariens ont des surplus, ils viennent faire du dumping au Québec.


Ce dumping arrive face à un concurrent qui vient de payer 2 millions en taxes carbone. Le producteur québécois perd sur le prix avant même que la course commence.


Les frais de gaz renouvelable d'Énergir : un coût que personne n'a choisi.

Les coûts d'énergie — électricité et gaz naturel combinés — représentent plus de 40 % des coûts totaux des producteurs serricoles. Ce seul chiffre explique pourquoi les marges sont minces et pourquoi un mauvais hiver peut briser une entreprise.


En plus des coûts énergétiques existants, Énergir, le distributeur de gaz naturel du Québec, est tenu par règlement provincial d'injecter une proportion croissante de gaz naturel renouvelable dans son réseau. La cible est de 5 % pour 2025-2026, et elle passera à 10 % d'ici 2030-2031.


Le problème : le gaz naturel renouvelable coûte 94,9 cents le mètre cube. Le gaz naturel fossile coûte 18 cents. Quand Énergir ne réussit pas à vendre la totalité de son quota de gaz renouvelable à des clients volontaires, elle répartit le coût des volumes invendus sur l'ensemble de ses clients restants — une charge appelée frais de socialisation.


Ces frais ont ajouté 7,8 millions de dollars aux factures des clients d'Énergir en 2024. En 2025, ils ont ajouté 48,1 millions. La trajectoire est à la hausse.


Savoura n'a pas choisi d'acheter du gaz naturel renouvelable. On lui facture un gaz qu'elle n'a jamais commandé, parce que d'autres clients ont refusé d'acheter leur part. Pour une serre qui fonctionne au gaz naturel en continu durant un hiver québécois, ce n'est pas un coût politique abstrait. Il atterrit directement sur la facture d'énergie.


Le concurrent qui ne paie ni l'un ni l'autre.

Les producteurs serricoles ontariens qui chauffent leurs installations au gaz naturel ne paient aucune taxe carbone québécoise, aucun frais de socialisation d'Énergir, et opèrent dans un climat qui nécessite moins de chauffage par saison de croissance. Ils vendent ensuite sur le marché québécois.


Ce n'est pas un désavantage concurrentiel théorique. En janvier 2026, Demers — un producteur serricole québécois avec 27 hectares de capacité à Lévis et à Drummondville — s'est placé sous la protection de la loi sur la faillite. L'entreprise avait investi 70 millions de dollars en 2021 pour doubler la capacité de son site de Lévis. Les coûts énergétiques ont été un facteur central dans son effondrement.


Savoura suit de près la situation de Demers. Son PDG a reconnu qu'une association avec le groupe Demers pourrait représenter une occasion — mais le signal le plus important est ce que la faillite de Demers représente pour le secteur dans son ensemble. Le Québec a développé des capacités serricoles pendant les années pandémiques, quand la souveraineté alimentaire est devenue une priorité politique. La province a ensuite empilé des coûts sur ces mêmes serres — des coûts que leurs concurrents ne portent pas.


Ce que ça coûte vraiment au Québec.

La taxe carbone et les frais de socialisation d'Énergir ne sont pas des mesures arbitraires. Ce sont des instruments de politique environnementale, et il y a un argument légitime pour chacun d'eux considéré séparément.


Mais une politique environnementale appliquée unilatéralement aux producteurs québécois, pendant que les concurrents ontariens entrent sur le même marché sans charges équivalentes, ce n'est pas de la politique environnementale. C'est une subvention à la production hors-province, payée par les serriculteurs québécois et ultimement par les consommateurs québécois qui perdent leur approvisionnement local.


Savoura produit l'équivalent de 100 millions de tomates individuelles par année à partir du sol québécois. Ses concurrents produisent sept fois ce volume en Ontario, avec des coûts de chauffage inférieurs, aucune taxe carbone, aucun frais de socialisation de gaz renouvelable — et ils expédient ensuite leurs surplus au Québec à des prix que les producteurs québécois ne peuvent pas égaler.


Les chiffres ne sont pas viables. Et l'agenda de souveraineté alimentaire du Québec ne peut pas survivre à une arithmétique qui travaille contre elle-même.


— Dio LeFarmer, fermier à Boisbriand, QC