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Why Three Canadian Farms Disappear Every DayPourquoi trois fermes canadiennes disparaissent chaque jour

Dio LeFarmer14 avril 2026

The number that hurts

Three farms disappear in Canada every day.

Not three per week. Not three per month.

Three per day.

This is not a rumour. This is not an exaggeration. This is what Statistics Canada data has been telling us for years — and nobody is talking about it loud enough.

In 1971, Canada had 366,000 farms. By 2021, that number had fallen to 189,874. Fifty years. Half of Canada's farms are gone.

And it continues.


It is not because we stopped eating

That is the first thing people assume when they hear this number. That farms are closing because nobody buys local anymore. That consumers are to blame.

That is not true.

Canadians eat more than ever. Demand for local products has never been stronger. Farmers markets overflow on Saturday mornings. Organic baskets sell out within hours.

The demand is there. The problem is elsewhere.


The math that stopped working

To understand why farms are closing, you have to look at the numbers from the inside.

The costs that never stop:

A greenhouse in Quebec costs on average twice as much to heat as one in Ontario. The cold is not a season — it is a permanent cost that the farmer absorbs alone.

In 2024, greenhouse operating costs across Canada reached $4 billion. Energy prices rose 40% in three years. Seed costs followed. Insurance costs too.

The impossible competition:

A farmer in Manitoba growing tomatoes at -35°C in winter ends up on the same grocery shelf as a grower in Mexico producing at +25°C year-round.

That is not competition. That is an execution.

The grocery store picks the cheapest option. The consumer does not know where the tomato came from. And the Canadian farmer closes their doors.

The fees that pile up:

Before selling a single vegetable, the farmer has already paid. Seeds. Equipment. Fuel. Insurance. Property taxes. Certification fees. Market fees. Platform fees.

And if they sell online — platforms take between 7% and 40% of every sale.

The farmer works. The platform collects.


What happens when a farm closes

When a family farm closes its doors, it is not just a business that disappears.

It is knowledge that is lost. Heirloom seeds that will no longer be grown. A connection between a community and its food that breaks.

And very quickly — sometimes within weeks — the products that farm grew are replaced.

By imports.

From California. Mexico. Chile. Spain.

The tomato you used to eat grown twenty minutes from your home is now grown 5,000 kilometres away. By someone you will never meet. Under conditions you do not know.

You do not notice right away. Then one day you realize you no longer know anyone who grows your food.


The generation that is not coming

If the disappearance of current farms is worrying, what follows is even darker.

40% of Canadian farmers will retire by 2033.

And only 8.6% of active farmers are under 35.

Young people want to farm. They say so. Agricultural schools are full. The passion is there.

But the math does not work for them either.

Agricultural land prices have increased by 300% over twenty years in some regions of Canada. A young person who wants to start needs hundreds of thousands of dollars just to access land.

Without a family farm to inherit — and fewer and fewer young people have that chance — the dream of farming runs into a brutal financial reality.

44% of young Quebec farmers work a second job just to survive. Not to save. To survive.

This is not a farming problem. It is a system problem.


What you can do today

Food sovereignty is not built in the corridors of parliament. It is built in every purchasing decision. In every relationship between a consumer and their farmer.

Every dollar spent directly with a local farmer is a dollar that stays in the ecosystem. That pays an energy bill. That keeps a family on their land. That keeps a farm open.

This is not ideological. It is mathematical.

Find your local farm. Learn its name. Buy directly.

Fermei exists to make that possible. 1,500+ Canadian farms on one map. Ten provinces. Direct connection between you and the farmer growing your food.

The farm disappears when nobody looks for it.

Look for it.

Explore the map at fermei.com/map


*Dio LeFarmer and founder of Fermei — Canada's Farmer Ecosystem.

Le chiffre qui fait mal

Trois fermes disparaissent au Canada chaque jour.

Pas trois par semaine. Pas trois par mois.

Trois par jour.

Ce n'est pas une rumeur. Ce n'est pas une exagération. C'est ce que les données de Statistique Canada nous disent depuis des années — et personne n'en parle assez fort.

En 1971, le Canada comptait 366 000 fermes. En 2021, ce nombre était tombé à 189 874. Cinquante ans. La moitié des fermes canadiennes ont disparu.

Et ça continue.


Ce n'est pas parce qu'on a arrêté de manger

C'est la première chose que les gens croient quand ils entendent ce chiffre. Que les fermes ferment parce que personne n'achète plus local. Que c'est la faute des consommateurs.

Ce n'est pas vrai.

Les Canadiens mangent plus que jamais. La demande pour les produits locaux n'a jamais été aussi forte. Les marchés fermiers débordent le samedi matin. Les paniers biologiques se vendent en quelques heures.

La demande est là. Le problème est ailleurs.


La math qui ne fonctionne plus

Pour comprendre pourquoi les fermes ferment, il faut regarder les chiffres de l'intérieur.

Les coûts qui ne s'arrêtent jamais:

Une serre au Québec coûte en moyenne deux fois plus cher à chauffer qu'une serre en Ontario. Le froid n'est pas une saison — c'est un coût permanent que le fermier absorbe seul.

En 2024, les coûts d'exploitation des serres au Canada ont atteint 4 milliards de dollars. Les prix de l'énergie ont augmenté de 40% en trois ans. Les coûts des semences ont suivi. Les coûts d'assurance aussi.

La concurrence impossible:

Un fermier au Manitoba qui cultive des tomates à -35°C en hiver se retrouve sur la même tablette d'épicerie qu'un producteur au Mexique qui cultive à +25°C toute l'année.

Ce n'est pas une compétition. C'est une exécution.

L'épicerie choisit le moins cher. Le consommateur ne sait pas d'où vient la tomate. Et le fermier canadien ferme ses portes.

Les frais qui s'accumulent:

Avant de vendre un seul légume, le fermier a déjà payé. Semences. Équipement. Carburant. Assurances. Taxes foncières. Frais de certification. Frais de marché. Frais de plateforme.

Et s'il vend en ligne — les plateformes prennent entre 7% et 40% de chaque vente.

Le fermier travaille. La plateforme encaisse.


Ce qui arrive quand une ferme ferme

Quand une ferme familiale ferme ses portes, ce n'est pas seulement une entreprise qui disparaît.

C'est une connaissance qui se perd. Des semences patrimoniales qui ne seront plus cultivées. Un lien entre une communauté et sa nourriture qui se brise.

Et très rapidement — parfois en quelques semaines — les produits que cette ferme cultivait sont remplacés.

Par des importations.

De la Californie. Du Mexique. Du Chili. De l'Espagne.

La tomate que vous mangiez cultivée à vingt minutes de chez vous est maintenant cultivée à 5 000 kilomètres. Par quelqu'un que vous ne rencontrerez jamais. Dans des conditions que vous ne connaissez pas.

Vous ne le remarquez pas tout de suite. Puis un jour vous réalisez que vous ne connaissez plus personne qui cultive votre nourriture.


La génération qui ne vient pas

Si la disparition des fermes actuelles est inquiétante, ce qui suit est encore plus sombre.

40% des fermiers canadiens prendront leur retraite d'ici 2033.

Et seulement 8,6% des fermiers actifs ont moins de 35 ans.

Les jeunes veulent cultiver. Ils le disent. Les écoles d'agriculture sont pleines. La passion est là.

Mais la math ne fonctionne pas pour eux non plus.

Le prix des terres agricoles a augmenté de 300% en vingt ans dans certaines régions du Canada. Un jeune qui veut commencer a besoin de centaines de milliers de dollars juste pour accéder à un terrain.

Sans la ferme familiale à hériter — et de moins en moins de jeunes ont cette chance — le rêve de cultiver se bute à une réalité financière brutale.

44% des jeunes fermiers québécois travaillent un deuxième emploi pour survivre. Pas pour économiser. Pour survivre.

Ce n'est pas un problème agricole. C'est un problème de système.


Ce que vous pouvez faire aujourd'hui

La souveraineté alimentaire ne se construit pas dans les corridors du parlement. Elle se construit dans chaque décision d'achat. Dans chaque relation entre un consommateur et son fermier.

Chaque dollar dépensé directement chez un fermier local est un dollar qui reste dans l'écosystème. Qui paye une facture d'énergie. Qui garde une famille sur sa terre. Qui garde une ferme ouverte.

Ce n'est pas idéologique. C'est mathématique.

Trouvez votre ferme locale. Apprenez son nom. Achetez directement.

Fermei existe pour rendre ça possible. 1 500+ fermes canadiennes sur une carte. Dix provinces. Connexion directe entre vous et le fermier qui cultive votre nourriture.

La ferme disparaît quand personne ne la cherche.

Cherchez-la.

Explorez la carte à fermei.com/map


*Dio LeFarmer et fondateur de Fermei — L'Écosystème Agricole du Canada.

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